K. G. Dürckheim
parlait des deux possibilités
face au zen, devenir bouddhiste ou pratiquer selon l’esprit fondamental
du zen qui est au-delà des religions.
C’est dans ce dernier esprit que l’assise est proposée ici :
comme
un exercice qui ouvre à l’expérience de la transcendance, transcendance
qui touche tout être humain au-delà de ses croyances culturelles et
religieuses.
Dans une ambiance calme et sobre, le silence et l’immobilité favorisent
un contact différent avec soi même. Petit à petit l’exercice déploie
tous ses bienfaits.
On respire, on observe, on est là, présent à l’instant présent, aux
autres, à soi même. Les pensées passent, les émotions
passent, le
rythme de la respiration nous prend. On découvre quelque chose de
constant, d’immobile, on frôle le mystère de l’être.
L’Assise en Silence est une technique qu’il est nécessaire d’apprendre
et de maîtriser. Elle peut nous accompagner pendant tous les
moments de la vie.
|
La technique de l’assise telle
que nous la proposons consiste en quelques points
fondamentaux :
Chercher une bonne base, bien enracinée
Chercher une bonne verticalité
Etre attentif à l’instant présent
Rester ouvert à soi même sans se couper du monde
Ce processus d’apprendre à s’asseoir d’une façon correcte, d’apprendre
progressivement à se laisser aller, c’est un chemin intérieur de
connaissance de soi et de libération.
D’une façon douce on apprend à ne pas s’accrocher aux pensées
qui
passent et à mieux comprendre ses processus mentaux. De la même façon
nous prenons conscience de nos émotions et de leurs mouvements.
L’exercice nous conduit de la posture de za zen jusqu’au geste de la
personne comme unité intégrée La posture est quelque chose de
construit, le geste est un mouvement libre de la personne tout entière.
Cette transformation, c’est le chemin de l’assise.
Petit à petit, l’attitude juste, travaillée dans le temps de l’exercice
va imprégner aussi le quotidien.
Pour pratiquer l’assise, aucune condition physique particulière n’est
nécessaire.
|